 Je suis dans sa chambre, le poignard à la main. Il fait nuit. Etant passée silencieusement par la fenêtre, que j'ai laissé ouverte, la lune éclaire mon chemin, entre les affaires plus que désordonnées de ma victime. Je m'approche, il dort. Un rayon de lune vient se refléter sur ma lame et provoque une furtive et éblouissante lumière ; il ouvre les yeux, il se réveille. Je mets ma main sur sa bouche. A ce contact, tout deux recevons une décharge électrique. Il est surpris et moi excitée. Avant qu'il ne reconnaisse les yeux bleus qui le fixent, une lueur malsaine dans le regard, le sang coule. Je retire lentement ma lame de son coeur et contemple son corps qui rougit. Léchant le liquide carmin avec un délice et une avidité non dissimuler, je me délecte de ce breuvage dégoulinant de mon couteau. Quelle merveilleuse sensation que de sentir en ma bouche le goût métallique titiller chaque papille ! . . . Je venais de le tuer. Avec plaisir, un plaisir jouissif, j'avais ôté la vie à cet être. J'étais heureuse, mais je regrettais qu'il ne puisse ressusciter, pour le tuer à nouveau. En lui brisant la nuque cette fois, et entendre avec bonheur le craquement produit, puis le bruit mate du corps qui tombe au sol, telle une poupée de chiffon. |